LAlgérie est un pays dAfrique du Nord qui fait partie du Maghreb. Sa capitale, Alger, est située au nord, sur la côte méditerranéenne. Avec une superficie de 2 381 741 km², l'Algérie est le plus grand pays bordant la Méditerranée, et le deuxième plus étendu d'Afrique après le Soudan. Elle est bordée au nord par la mer Méditerranée sur une distance de 1 280 km. Elle partage des frontières terrestres au nord-est avec la Tunisie, à l'est avec la Libye, au sud avec le Niger et le Mali, au sud-ouest avec la Mauritanie et le territoire contesté du Sahara occidental, et à louest avec le Maroc.
LAlgérie est membre de l'Organisation des Nations unies, de lUnion africaine et de la Ligue arabe depuis pratiquement son indépendance, en 1962. Elle intègre aussi l'OPEP en 1969. En février 1989, l'Algérie participe avec les autres États du Maghreb à la création de l'organisation de lUnion du Maghreb arabe.
La Constitution définit « l'Islam, lArabité et lAmazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre dIslam, partie intégrante du Grand Maghreb, méditerranéen et africain. ».
Paysages et monuments d'Algérie
Djama' El Jdid à Alger.
Minaret de la Mosquée Sidi Boumediène à Tlemcen
Palmeraie a El Kantara
Village de Petite Kabylie en été.
Patio des Zianides à Tlemcen
Palmeraie de Timimoun
Sebkha de Timimoun.
Maison de la Casbah D'Alger
Singe magot dans le Ksar de Yemma Gouraya à Béjaïa
Les Aiguades à Béjaïa, Tamourt n Lekbayl.
Les Aurès
La Kalaa des Naït-Hammad dans le Hodna
Le pont des chutes à Constantine
Le Hoggar.
Ghardaia ou Taghradayt en Mzab.
Porte de la mosquée Sidi Boumediène à Tlemcen
Djama' Ketchaoua dans la Basse Casbah à Alger.
Caravane des Touaregs ou Kel tamasheq
Le Sahara
Peinture rupestre du Hoggar
Kel tamasheq
Blida place Tout
Le mechouar de Tlemcen
Mosquée du Pacha d'Oran.
Paysage du Tamurt n Leqbayel ou Kabylie.
Le Minaret de la Mansourah(La victorieuse) à Tlemcen
Les ruines de Tipaza.
La porte Sarazine, l'entrée de la casbah de Béjaïa
Le Congrès de la Soummam s’était avéré nécessaire afin de procéder à l’évaluation de la première étape de la lutte armée, tracer les grandes lignes pour la poursuite de l'action armée et élaborer un plan pour une solution pacifique en vue du recouvrement de la souveraineté nationale.
Il constituait également une démarche indispensable pour doter la Révolution d’une direction centrale nationale unifiée qui sera chargée d’organiser et gérer la lutte armée, unifier l’organisation militaire et définir les principes politiques et idéologiques qui baliseront la voie pour la lutte et son orientation. Il devait également réfléchir aux moyens de combler les lacunes notamment en matière d’approvisionnement, de financement et de déficit en communication entre les régions. Tous ces facteurs ont conduit à la tenue du Congrès de la Soummam, qui constituait la première réunion des responsables politiques.
2- Date et lieu de tenue du Congrès
Après une série de rencontres entre les commandements des différentes zones, la zone III fut choisie pour accueillir les congressistes parce qu’elle remplissait les conditions de sécurité, d’organisation et de clandestinité . Le village d’Ifri Ouzellaguen, proche de la forêt d’Akfadou fut retenu pour la tenue du Congrès.
Les travaux du Congrès furent présidés par le martyr Larbi Ben M’hidi, assisté de Abane Ramdane en qualité de secrétaire général.
Après une étude approfondie du bilan de 22 mois de processus révolutionnaire présentés par les délégués de chaque zone, (hormis la zone I et la délégation extérieure lesquelles n’avaient pas pu assister. La région Sud avait, quant à elle, transmis son rapport au Congrès.
3- Questions organisationnelles étudiées par le Congrès
Les congressistes ont passé en revue les faiblesses et les aspects négatifs qui avaient marqué le déclenchement de la Révolution ainsi que leurs répercussions sur les scènes intérieure et extérieure. Après dix jours de discussions, les séances du Congrès débouchèrent sur la définition des cadres organisationnels importants qui devront être enrichis. Ces cadres furent présentés sous forme de décisions politiques et militaires importantes et déterminantes, englobant les aspects organisationnels politiques, militaires, sociaux et idéologiques de la Révolution Algérienne.
Les cadres organisationnels étaient axés autour de ce qui suit :
1. La promulgation d’un document politique global :
Celui-ci servira de base idéologique à la définition de la méthodologie de la Révolution armée qui sera accompagnée d’une vision prospective des perspectives, principes et bases organisationnels de l’Etat Algérien après recouvrement de l’indépendance.
2. Découpage du territoire national en six wilayate :
Chaque wilaya englobera un certain nombre de zones, secteurs et divisions. Alger sera érigée en zone autonome. Ceci dans le but de faciliter la communication et la coordination entre les zones.
3. Unification de l’organisation militaire et ce, en s’accordant sur des critères militaires unifiés pour les différentes unités de combat de l’Armée de Libération Nationale déployées à travers le territoire, en matière de grades, spécialités, promotions, missions et structuration.
4. Organisation politique
Les congressistes ont abordé la définition des missions des commissaires politiques, des assemblées populaires et leurs prérogatives ainsi que celles des organes de direction de la Révolution et leur mode de composition.
5. Mise en place d’une direction générale unifiée de la Révolution, représentée par le
Conseil National de la Révolution qui est l’instance législative, et du Comité de Coordination et d’Exécution en tant qu’instance exécutive pour l’administration des affaires de la Révolution.
6. Relations entre l’ALN et le FLN
La primauté sera accordée au politique par rapport au militaire et dans les centres de commandement, il appartient au chef militaire politique de veiller à la préservation de l’équilibre entre les différentes branches de la Révolution
7. Relations entre l’extérieur et l’intérieur
La primauté sera accordée à l’intérieur par rapport à l’extérieur tout en respectant le principe de la direction collégiale.
1- Les préparatifs pour le déclenchement de la Révolution
C’est au cours de deux réunions tenues le 10 et 24 octobre 1954 à Alger que le Comité des Six a mis les dernières touches aux préparatifs pour le déclenchement de la guerre de libération. D’importantes questions furent débattues par les présents :
- Le nom à donner à l’organisation dont la naissance était imminente et qui était destinée à se substituer au Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action. C'est ainsi que fut décidée la création du Front de Libération Nationale et de son aile militaire représentée par l’Armée de Libération Nationale.
La première mission du Front consistera à entrer en contact avec l’ensemble des courants politiques composant le mouvement national afin de les inciter à rejoindre les rangs de la Révolution et à mobiliser les masses pour la bataille décisive contre l'occupant français.
- Arrêter la date du déclenchement de la guerre de libération : le choix de la nuit du dimanche au lundi 1er novembre 1954 en tant que date de déclenchement de l’action armée obéissait à des données militaires tactiques, parmi lesquelles le départ d’un nombre important de soldats et officiers de l’armée d’occupation en congé de fin de semaine qui sera suivi par la célébration d’une fête chrétienne, ainsi que la nécessité d'introduire l'effet de surprise.
- Définir la carte des zones, désigner leur direction de façon définitive et mettre les dernières touches à la carte du plan d’attaque de la nuit du 1er novembre (carte des principales opérations du 1er novembre 1954)
- Définir le mot de passe pour la nuit du 1er novembre 1954 : Khaled et Okba
2- Le déclenchement
La Révolution a débuté avec la participation de 1200 moudjahidine (combattants) au niveau national, dotés de 400 pièces d’armement et de quelques bombes artisanales seulement.
Les attaques visèrent les postes de gendarmerie, les casernes de militaires, les dépôts d’armement ainsi que d'autres intérêts stratégiques et également certaines propriétés accaparées par les colons….
Les attaques des moudjahidine ont englobé plusieurs régions du pays et visé plusieurs villes et villages à travers les cinq zones : Batna, Arris, Khenchela et Biskra pour la zone I, Constantine et Smendou pour la zone II, Azazga, Tighzirt, Bordj Ménaiel et Draâ el mizan pour la zone III.
Au niveau de la zone IV, elles ont concerné Alger, Boufarik et Blida tandis que Sidi Ali, Zahana et Oran, dans la zone V étaient au rendez-vous pour le déclenchement de la Révolution (Carte du découpage politique et militaire de la Révolution 1954-1956)
De l’aveu même des autorités coloniales, le nombre d’opérations armées contre les intérêts français menées à travers toutes les régions d’Algérie au cours de la nuit du 1er novembre 1954 s’est élevé à trente opérations dont le bilan s’est soldé par la mort de 10 Européens alors que 23 autres étaient blessés tandis que des dégâts matériels ont été estimés à plusieurs centaines de millions de francs français.
Toutefois, la Révolution a déploré, au cours de cette première étape, la perte des meilleurs de ses fils tombés au champ d’honneur, tels que Abdelmalek Ramdane, Grine Belkacem, Badji Mokhtar, Didouche Mourad et autres.
La Déclaration du 1er Novembre 1954 :
L’action armée a précédé la proclamation de la naissance du « Front de Libération Nationale » qui a rendu publique sa première déclaration officielle connue sous le nom de « Déclaration du 1er Novembre ». Cet appel, adressé au peuple algérien dans la nuit du 31 octobre 1954 et diffusé au cours de la matinée du 1er novembre, définissait les principes et les moyens de la Révolution, traçait les objectifs qui sont la liberté et l’indépendance et jetait les bases de la reconstruction de l’Etat algérien et la liquidation du système colonial.
Dans la Déclaration, le FLN a précisé les conditions politiques requises pour parvenir à cela sans effusion de sang ni recours à la violence. Il y expose également les conditions dramatiques vécues par le peuple algérien qui l’ont poussé à prendre les armes afin d’atteindre ses objectifs nationalistes, faisant ressortir les dimensions politique, historique et civilisationnelle de cette décision historique.
La Déclaration du 1er novembre 1954 représente en quelque sorte la constitution de la Révolution et la référence première qui a guidé les dirigeants de la lutte de libération et tracé la voie aux générations suivantes.
Le Front de Libération Nationale a assisté au Congrès de Bandoeng qui s’est tenu en Avril 1955 en Indonésie, en qualité d’observateur au sein de la délégation égyptienne. L’Algérie était représentée par Messieurs M’hamed Yazid et Hocine Ait Ahmed.
Le Congrès adopta une résolution reconnaissant le droit des peuples algérien, marocain et tunisien à l’autodétermination et à l’indépendance. Suite à ce succès enregistré par la question algérienne dans les instances internationales, un groupe de pays africains et asiatiques présenta, au cours de l’été 1955, au Secrétaire Général des Nations Unies, un mémorandum demandant l’inscription de la question algérienne à l’ordre du jour de la dixième session de l’Assemblée Générale, prévue pour octobre 1955.
Cela coïncida avec les victoires remportées par l’Armée de Libération Nationale dans le Nord Constantinois et dans la région de l'Ouest Algérien et permit d’imposer la question algérienne aux travaux de la dixième session.